MAGHREB – SAHEL : RECONSTRUIRE DE NOUVELLES COOPERATIONS POLITIQUES PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 11 Septembre 2015 20:13

Mardi 8 et Mercredi 9 septembre 2015

MAGHREB – SAHEL : RECONSTRUIRE

DE NOUVELLES COOPERATIONS POLITIQUES

Hotel Golden Tulip El Mechtel, Tunis


 

 

PROGRAMME PROVISOIRE

1RE JOURNÉE – 8 septembre


8h00 - 8h30 Accueil des participants

8h30 - 9h00 Mots de bienvenue, Autorités tunisiennes

Mots d’ouverture, Eric BLANCHOT, Promediation,

Ahmedou OULD ABDALLAH, Centre 4S

9h00 - 13h00 SESSION I – MATINÉE (pause café à 10h45)

Instabilité dans le « Sahel Central » : quelles priorités communes pour le Sahel et le Maghreb demain ?

Du Fezzan au Nord du Nigéria, de l’Est du Mali à l’Ouest du Tchad, la situation politique, écologique, démographique et économique, appelle à réfléchir sur les possibilités d’action conjointe régionale pour faire face aux défis que revêtent les questions liées à la jeunesse, à l’emploi, à la bonne gouvernance, aux migrations et à la criminalité transnationale dans ces zones. Cette session propose donc d’analyser les risques et les opportunités liés à la mobilité des personnes et des biens au-delà des frontières dans ces espaces périphériques, peu administrés et très vastes à travers les interventions de responsables politiques, chercheurs et acteurs de la société civile. Cinq intervenants proposeront ainsi un angle de réflexion en fonction de leur expérience ou de leurs recherches pour mettre en lumière plusieurs problématiques de manière concrète.

Modérateurs : Ahmedou OULD ABDALLAH, Centre 4S et Rémi CARAYOL, journaliste Jeune Afrique

Introduction aux enjeux de la session :

Officiel du MAGHREB ou Amadou MAROU, Ministre de la Justice du Niger ou Abdoulaye MOHAMADOU, Directeur de Cabinet du Ministère des Affaires Etrangères du Niger sur les possibilités de coopérations futures au regard des priorités partagées dans cet espace

Ibrahim AG YOUSSOUF, Intellectuel malien sur les défis liés à la jeunesse et à la bonne gouvernance dans l’espace sahélo-saharien

Cyril ROBINET, Conseiller politique de l’Opération militaire française Barkhane sur les défis sécuritaires de cet espace et les possibilités de coopération régionale et d’appui extérieurs

Judith SCHEELE ou Julien BRACHET, chercheur sur les mouvements de biens et de populations au Maghreb et au Sahel (économie légale, licite, trafics, criminalités, opportunités et risques pour les sociétés traversées, etc.) OU Arthur BOUTELLIS, Professeur Columbia University (NYC), sur les réseaux de criminalité organisée

Boukar HASSAN, Alternatives Espace Citoyens sur la jeunesse, l’emploi et les migrations dans cet espace

Cette session se propose notamment d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :

•              Suite aux constats des risques démographiques, économiques, politiques et économiques conjugués dans cet espaces, quelles mesures prioritaires peuvent-elles être mises en œuvre dans le cadre d’une coopération régionale pour proposer des alternatives économiques aux populations vulnérables des zones périphériques les plus concernées par l’essor des menaces sécuritaires et de l’instabilité ? A quelles échelles agir, avec le concours de quels acteurs ?

•              Comment appréhender les espaces transfrontaliers de manière plus rationnelle au regard de l’usage et des régulations en cours localement ? Comment les Etats peuvent-ils accompagner davantage la sécurisation et la régulation de ces espaces et des mouvements qui les traversent ?

•              Comment associer à la lutte contre la criminalité organisée et les trafics de drogue, armes et personnes des mesures positives pour prévenir l’enrôlement et le développement de ces activités, lutter contre leur extension et leur ramification dans les systèmes de pouvoir ?

•              Réputés comme des espaces vastes, peu contrôlés, économiquement peu attractifs, peut-on s’appuyer sur des exemples concrets de dynamisation politiques ou économiques pour réfléchir à des actions concrètes et rationnelles de mise en valeur de ces territoires ?

•              Quelles mobilisations pour l’emploi et la jeunesse dans les pays de la zone et en particulier dans les territoires les plus fragiles ?

13h00 - 14h30 Pause déjeuner

14h30 - 18h00 SESSION II – APRÈS-MIDI (pause café à 16h15)

Coopérations régionales à différentes échelles : perspectives et défis pour le G5 Sahel et le Processus de Nouakchott

Deux mécanismes de coopération privilégiée ont été créés récemment pour organiser une réponse régionale, multilatérale et africaine aux défis et menaces dans la région sahélo-saharienne, voisine du Maghreb et de l’Afrique centrale : le Processus de Nouakchott qui, dans le cadre de l’Union Africaine, vise à soutenir un engagement particulier des 10 Etats sahéliens sur les questions de lutte contre le terrorisme, etc. dans le Sahel et les pays frontaliers ; et le G5 Sahel, groupe ad hoc de cinq Etats sahéliens voisins qui ont mis en place une structure conjointe avec pour objectif d’intensifier leurs coopérations dans les domaines de la sécurité et du développement. Alors que les défis liés au développement et à la paix dans la zone du Sahel croissent, avec des enjeux et des conséquences de plus en plus globalisés,  cette session propose de discuter des modalités d’action de ces deux mécanismes régionaux et des défis politiques et pratiques qui pourraient émerger au cours de leur mise en œuvre afin de proposer des mesures permettant d’accompagner et d’assurer la complémentarité et l’efficacité de leur action.

Modérateurs : Cheikh Tidiane GADIO, Ancien Ministre des Affaires Etrangères du Sénégal et directeur du Think Tank IPS ; Hugo SADA, CEIS

Introduction aux enjeux de la session :

Pierre BUYOYA, Envoyé Spécial de l’Union Africaine pour le Sahel, Chef de la MISAHEL ou El-Ghassim WANE, Directeur du Département Paix et Sécurité de l’Union Africaine

Moussa Mahamat FAKI, Ministre des Affaires Etrangères du Tchad OU Professeur HOGGAR, Université de N’Djamena

Najim EL-Haj MOHAMED, Secrétaire Exécutif du G5 Sahel

Bérangère ROUPPERT, Chercheure, GRIP OU autre chercheur

Cette session se propose notamment d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :

•              Quelles complémentarités développer entre ces deux systèmes de coopération régionaux ?

•              Comment prévenir le risque de mise en concurrence ou d’affaiblissement réciproque de ces initiatives utiles dans la région ?

•              Quelles leçons tirer des échecs relatifs des différentes structures de coopération régionale initiées par le passé dans le Sahel et le Maghreb ?

•              Comment les partenaires extérieurs au Sahel et à l’Afrique peuvent soutenir l’action de ces deux structures et leur coopération ?

•              Comment associer davantage les populations et les échelons locaux à la conception et à la mise en œuvre des plans d’action et de coopération de ces mécanismes régionaux ?

•              Comment ces organes peuvent-ils associer, au-delà des Etats membres, les pays qui partagent des défis communs (crime organisé, terrorisme, développement, migrations, etc.) dans la mise en œuvre de leur plan d’action ? (cf. Etats membres du G5 et autres Etats côtiers sur l’ensemble des réseaux de trafics organisés, qu’il s’agisse de drogues ou de migrants)

 

2e JOURNÉE – 9 septembre


9h00-13h00 SESSION III – MATIN (pause café à 11h00)

Le Mali et ses partenaires face à la mise en œuvre de l’Accord de paix

L’Accord de paix signé le 15 mai et le 20 juin 2015 par le gouvernement malien avec la Plateforme et la Coordination des Mouvements de l’Azawad, en présence des membres de la Médiation – garants de l’accord et partenaires dans le suivi de son application – , marque une étape importante du processus de paix au Mali. Comme l’ont illustrés les précédents accords de paix, c’est la phase de mise en œuvre de l’accord qui sera cruciale pour entériner la fin du conflit et permettre une réconciliation et une stabilisation durable au Mali. Dans la période intérimaire consacrée par l’Accord, les défis à relever sont nombreux, alors que la situation politique, sécuritaire et économique demeure fragile. Les risques liés à la présence de groupes extrémistes qui agissent désormais jusqu’à la frontière sud du Mali avec la Côte d’Ivoire, à la tenue des élections locales et régionales, à un très mauvais hivernage et tensions engendrées sur les populations et l’économie du pays tendent à accroître cette fragilité. Cette session vise à analyser les besoins du niveau local au niveau national et à réfléchir aux actions prioritaires à porter par les partenaires et la communauté internationale - organisations internationales, partenaires bilatéraux et ONG - pour soutenir les Maliens dans cette étape charnière du processus du paix.

Modérateurs : Mokhtar OUANE, Délégué Général à la Paix et à la Sécurité de l’UEMOA ; Charles GRÉMONT, historien, IRD Marseille

Introduction aux enjeux de la session :

Zahabi OULD SIDI MOHAMED, Ministre de la Réconciliation Nationale du Mali

Djibril BASSOLE, Envoyé Spécial de l’OCI pour le Sahel, ancien Ministre des Affaires Etrangères du Burkina Faso

Mongi HAMDI, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Mali, Chef de la MINUSMA, ancien Ministre des Affaires Etrangères de Tunisie

André MARTY, Sociologue

Brema Ely DICKO, Directeur du laboratoire de sociologie, Université de Bamako (Jeune chercheur malien, sociologue des migrations, impliqué dans une étude avec des jeunes doctorants maliens en France et au Mali sur la perception des Maliens par rapport au territoire, à l’identité et à leur histoire)

Cette session se propose notamment d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :

•              Comment consolider la situation héritée de la signature de l’accord de paix ? Par quelles actions prioritaires, politiques, pratiques ou symboliques ?

•              Comment travailler à la stabilisation de la situation sur le terrain au nord et à Bamako pour permettre l’application de l’accord de paix dans ses différents volets ?

•              Comment prévenir les conflits intercommunautaires, l’éruption ou la résurgence de conflits politiques locaux, apaiser les tensions toujours prégnantes localement, qui pourraient remettre en cause l’Accord ou compromettre la tenue des élections locales et régionales ?

•              Quelle articulation entre le Comité de suivi de l’accord et les autres partenaires privilégiés dans la mise en œuvre de l’Accord et la stabilisation du Mali ?

•              Comment appréhender les enjeux qui n’ont pas été pris en compte dans l’Accord de paix, notamment ceux liés aux trafics et à la redéfinition des espaces et des acteurs du trafics pendant le conflit ?

•              Comment appréhender les risques liés à la mise en œuvre de l’Accord dans un environnement sécuritaire volatile du fait de la présence et de la forte résurgence de groupes combattants extrémistes non signataires ?

13h00-14h30 Pause déjeuner

14h30-17h30 SESSION IV – APRES-MIDI (pause café à 16h00)

Conflits locaux à impacts régionaux : le cas du conflit de Oubari en Libye

Si le conflit violent à Oubari a été déclenché par un incident isolé entre jeunes en septembre 2014, il a bien été nourri par des mois de tensions et de griefs accumulés depuis la chute du régime de Kadhafi. Il a été, depuis lors, alimenté par l'incertitude sur l'avenir du système politique et du pouvoir en Libye, par des acteurs locaux opportunistes qui veulent profiter de cette situation floue pour améliorer leurs positions dans le Sud avec des perspectives de gains économiques ou militaires contre leurs rivaux locaux, par des acteurs de premier plan au sein des deux blocs concurrents (Tobrouk et Tripoli) dans le Nord, et enfin par des acteurs extérieurs voisins ou plus lointains qui avancent leurs intérêts et se repositionnent dans le paysage politique régional post-Kadhafi. Les enjeux du conflit à Oubari sont donc multidimensionnels, dans un environnement national et sous régional en recomposition depuis la chute du régime de Kadhafi. Ce conflit contribue à l’instabilité prolongée du Fezzan, tandis que d'autres conflits sub-nationaux en Libye et dans la sous-région sont encore à résoudre et peuvent resurgir comme les récents affrontements à Sebha le soulignent. Ce conflit local menace par ailleurs de dégénérer en un conflit entre Toubous et Touaregs en général, c’est à dire deux communautés transfrontalières qui vivent sur un espace étendu sur six pays, et attire à ce titre l’attention des pays voisins, au sud du Sahara et au nord de la Méditerranée. Cette session propose donc une analyse des évolutions à Oubari et dans le Fezzan, des facteurs de tension et d’apaisement intérieurs et extérieurs et des mesures possibles pour soutenir la stabilisation du sud libyen et des zones voisines dans la bande sahélo-saharienne.

Modérateurs : Eric BLANCHOT, Promediation ; Youssef MAHMOUD, IPI

Introduction aux enjeux de la session :

Bernardino LEON (ou Assistant Spécial ou Amanda Gardner, Political Officer on Southern Libya), Mission des Nations Unies en Libye (MISNUL)

Kamil …, jeune leader de la région d’Agadez sur les risques d’extension du conflit et l’instabilité croissante de la zone transfrontalière

Wolfram LACHER, Chercheur sur le Sahel, Associate at the German Institute for International and Security Affairs, SWP-Berlin

Ali BENSAAD, Université de Provence-IREMAM, OU Moncef OUANESS, Professeur Université de Tunis, OU Moncef DJAZIRI, maître d’enseignement et de recherche (MER), Institut d’études politiques et internationales OU Said HADAD, maître de conférences, Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan, Chercheur spécialiste de la Libye

Rafaa TABIB, Université de Tunis, chercheur sur la Libye sur le cas de la résolution de conflit dans le sud libyen

Cette session se propose notamment d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :

•              La résolution du conflit à Oubari dépend-elle nécessairement du succès d’un accord politique dans le nord pour la gestion du pouvoir au niveau national ?

•              Quels rôles des gouvernements, des leaders locaux des Etats voisins de la Libye et de la communauté internationale pour soutenir la résolution des conflits dans le sud libyen et la stabilisation de l’ensemble de la région ?

•              Aux racines de ces conflits, trouve-t-on des enjeux liés aux ressources naturelles ? Quelles ressources naturelles pour quels objectifs ?

•              Quelles mesures envisager, dans un cadre de coopération renouvelé, pour une meilleure gestion des confins et des minorités ?

•              Est-il possible de concevoir, de manière réaliste et pragmatique, un cadre de coopération régionale permettant la gestion des flux transfrontaliers et qui intéressent, au niveau local, les populations qui en ont la maîtrise et en tirent une rente ?

•              Comment endiguer la criminalité organisée dans la zone et prévenir le risque d’implantation durable de groupes extrémistes ? Quelles mesures de coopération politique pour accompagner les déploiements sécuritaires dans cette vaste zone transfrontalière ?

17h30-18h00 Eléments de conclusion

 

18h00-19h00 Cocktail de clôture


Mise à jour le Samedi, 26 Septembre 2015 17:28
 

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Aujourdhui: Déc 18, 2017
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