Mali : la sortie de crise ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Boubacar Salif Traoré Consultant Directeur du cabinet Afriglob Conseil, Paris   
Mardi, 05 Avril 2016 10:29

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, lors d'une précédente visite à Bamako en février 2014. © AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATETrois ans après l’intervention militaire française au Mali et le déploiement massif des organisations sous régionales, régionales et internationales, personne n’est en mesure aujourd’hui, de prédire l’avenir du Mali. D’ailleurs la véritable question qui se pose actuellement, au niveau de la communauté internationale, est de savoir comment se retirer sans que l’ensemble de l’édifice ne s’effondre.


 

L’absence de stratégies pour la mise en œuvre d’un véritable processus de sortie de crise, de la part des autorités maliennes, a eu et continue d’avoir un impact désastreux sur l’action des soutiens internationaux. A quoi bon de former des Groupe d’Autodéfense Touareg et Alliés (GATIA) si ces derniers ne disposent d’aucune doctrine pour le long terme? A quoi ça a servi de négocier la paix pendant près de deux ans (Transition), pour ensuite aller vers un affrontement armé, comme ce fut le cas en mai 2014 à Kidal?

 


A ce jour, une grande partie du Mali aurait due être une zone complètement sécurisée, mais les crimes de droit commun, tout comme la justice populaire, y ont atteint des proportions inquiétantes. En plus de ces situations qui semblent ne gêner personne, les déclarations des autorités, appelant la population « à s’habituer au terrorisme », démontrent clairement une posture de résignation.

La communauté internationale ne pourra pas faire grand-chose, si l’Etat ne propose que peu. Dans l’histoire des Opérations de Maintien de la Paix, aucun Etat n’a eu accès à autant de soutiens, en même temps, comme ce fut le cas pour le Mali. A ce sujet, un diplomate a parlé de soutien planétaire. Le Mali doit porter des initiatives crédibles et régulariser le processus de paix.

Il est important d’avoir à l’esprit que la communauté internationale, au regard des urgences à travers le monde, ne restera pas éternellement au Mali et que jamais notre pays ne pourrait se relever en cas d’une grave rechute.

 

Devant l’urgence de la situation, Le président doit s'engager davantage pour mettre fin à cette crise qui n'a que trop duré. Il doit y avoir une meilleure implication du chef de l’état afin de mettre fin à la souffrance des maliens, qui sont plus de 400 000 déplacés et réfugiés.

 

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Basé à Nouakchott, le Centre 4S a une vocation régionale puisqu’il couvre une bande allant de la Mauritanie en passant par la Guinée, au sud, et jusqu’au Tchad et au Soudan, à l’est, après avoir longé l’Atlantique et traversé la savane. Ses centres d’études sont la défense et la sécurité de la bande sahélo saharienne, la violence armée et le terrorisme, les rivalités pour le pétrole, le gaz et l’uranium, les migrations irrégulières dans et hors de l’Afrique, la contrebande de cigarettes, la drogue et les trafics humains, etc., l’environnement et les énergies renouvelables. Sa vocation est d’aider la région et ses partenaires internationaux – publics et privés, aussi bien que ceux de la société civile, les universités, les Forums et autres groupes - à davantage collaborer pour assurer la sécurité et la prospérité de la bande sahélo sahélienne


Mise à jour le Mardi, 05 Avril 2016 16:38
 

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